Armurerie Jean Pierre Fusil : armurerie en ligne, carabine à plomb, arme de défense, munitions et accessoires.

Catégories
 
 
Vendeur Jean Pierre FUSIL armurier

Comment viser avec précision ?

Le tir est une distraction, mais l’action de « bien tirer » est un art qui nécessite beaucoup de patience, de ténacité et une grande coordination des gestes.

L’état d’esprit

Pour bien tirer avec une carabine à plomb, il faut avant tout être préparé physiquement et mentalement. Il faut être prêt à soutenir la carabine pendant de longues minutes, être minutieux et être disposé à répéter la même opération de nombreuses fois. Les deux qualités principales du tireur sont donc de se maîtriser lui-même et de contrôler ses gestes. Il est conseillé d’aborder une séance de tir en étant reposé, calme et détendu. Lorsque l’on évolue dans un club de tir, il est également recommandé de ne pas déranger ses voisins et d'éviter de discuter.

La connaissance de l’arme

La carabine à plomb est constituée de deux éléments permettant de bien viser. La hausse est située à l’arrière du canon. Elle est équipée d’un œilleton et d’une planchette réglable en direction et en hauteur.

guidon et hausse

Le guidon est situé à l’avant. Il peut être circulaire, à trou ou logé dans un tunnel.

Le maintien de la carabine à air comprimé.

La carabine à air comprimé doit être bien calée au creux de l’épaule ou si cela est possible entre l’épaule et le biceps. Les droitiers tiennent l’arme fermement de la main droite et la soutiennent de la main gauche. À l’inverse, les gauchers tiennent l’arme fermement de la main gauche et la soutiennent de la main droite. Le coude de la main qui soutient la carabine doit être abaissé vers la cage thoracique et parfois même vers la hanche. Cela évite de faire fonctionner les muscles de ce bras. Le tireur se penche légèrement en arrière pour équilibrer le poids de la carabine. L’objectif recherché est de faire endurer ce poids par les os : colonne vertébrale, os de la jambe et de la hanche. La position du corps doit être confortable et stable. Indispensable pour réussir un bon carton, elle s’ajuste en bougeant les pieds et non pas le tronc ou les bras. Certaines personnes craignant de ne pas retrouver la bonne position la fois suivante n’hésitent pas à faire marquer par leur voisin l’emplacement de leurs pieds sur le sol avec une craie.

L’œil directeur

L’œil dominant est appelé œil directeur. Il existe deux méthodes permettant de le déterminer.

- Tout d’abord, percez un trou dans un carton. Regardez la cible à travers ce trou tout en conservant les deux yeux ouverts. Fermez ensuite successivement un œil puis l’autre. L’œil directeur est celui qui vous permet de continuer à observer la cible à travers le trou du carton.

- Sinon, pointez un doigt vers une cible tout en gardant les deux yeux ouverts. Fermez ensuite successivement un œil puis l’autre. L’œil directeur est celui qui laisse votre doigt pointé sur la cible.

Il est possible qu’un gaucher possède un œil directeur droit et inversement. Généralement, un gaucher visera avec l’œil gauche et un droitier avec l’œil droit.

Il est conseillé de tirer en gardant les deux yeux ouverts ou de se munir d’un cache translucide devant l’œil qui ne vise pas. De cette manière, les yeux restent ouverts sans se fatiguer et reçoivent quasiment la même quantité de lumière.

viser a la carabine

Pour bien viser, le mieux est de voir le guidon net et la cible floue. L’important est de se convaincre qu’il est possible d’atteindre une cible aux contours flous lorsque l’on observe les instruments de visées alignés et nets.

La marge de blanc et le lâcher

Il est conseillé de se procurer une arme avec un guidon qui laisse apparaître une large marge de blanc autour de la cible. Une bonne marge de blanc est indispensable pour bien viser.

Le lâcher se définit comme étant l’action du doigt sur la queue de détente provoquant le départ du projectile. C’est une étape déterminante de la séquence de tir. Un bon lâcher permet de stabiliser l’arme lors du départ du coup et de bien tirer. Il doit toujours être volontaire, gradué et contrôlé. Le tireur doit conserver sa position deux à cinq secondes après le départ du coup.

Rappel des points importants à ne pas négliger lors du tir

1 : la recherche de la position naturelle qui oriente l’arme dans la bonne direction
Pour bien viser, il faut aligner l’œil directeur, le guidon et la cible. Le visuel de la cible peut paraître flou. Il est préférable de laisser une faible marge de blanc à la base de la cible. Les éléments sont plus nets sur fond blanc.

2 : l’ajustement du guidon
Pour bien s’accoutumer au guidon, il est nécessaire de contrôler sa respiration et parfois même de la bloquer durant la visée. Il est recommandé d’inspirer (ce qui provoque la monter de l’arme légèrement au-dessus du visuel) puis d’expirer à demi (ce qui provoque la descente de l’arme) et enfin de bloquer sa respiration pendant la visée.

3 : le blocage de la respiration
Lors de l’instant décisif, c’est la première phalange de l’index qui appuie sur la détente. Cette action doit être réalisée dans des conditions idéales. Il ne faut pas souhaiter tirer à tout prix. Le mieux est de reposer la carabine, de se détendre et ensuite de retenter son coup.

4 : le premier tir
Le carton d’essai permet de régler le tir. Il n’est pas nécessaire de tirer 10 plombs à la suite.